dimanche 20 juin 2010

Epicure, si tu nous entends...


Deux mois que j'attendais de pouvoir tâter du rocher, je n'ai pas été déçu !

Petite virée au Tessin entre amis. Quatre jours de grimpe, ou presque, quatre jours de bon temps, quatre jours comme on en aimerait plus souvent. De la dalle comme s'il en pleuvait. De la hauteur, du vide, de l'adrénaline et une furieuse bonne ambiance...

Tack så mycket...

Sans épiloguer, je laisse les photos parler d'elles-même.

Traversée de la Suisse à 5 dans une Golf, que du bonheur...


Ca change du bloc en salle...

Aaah la dalle...


Initiation au tableclimbing par Max : une robuste table, un guet, un peu de pastis...


Mais voui, toujours beau au Tessin quoi...
(note : le parapluie, c'est pour la 'iande !)



Grattis på födelsedagen mormor

De retour du pays, le marathon hélvète a duré dix jours et fut plus que bien rempli !

Première note en forme de clin d'oeil à ma grand-maman qui a fêté ses 80 ans. Si c'est pas la classe ça ! Entourée de toute sa tribu, elle rayonnait de bonheur !

Joyeux anniversaire Jo !

jeudi 3 juin 2010

Tenté par l'expatriation ?

Une courte note avant mon retour pour dix jours en Suisse.

J'ai vaguement vu qu'une baisse des subventions aux crèches était à l'ordre du jour en Suisse. Ca fait plaisir de voir que les choses vont dans le bon sens. Il ne reste plus qu'à limiter le nombre de crèches, réduire le congé maternité à deux semaines, interdire aux femmes l'accès aux études et les forcer à faire l'école ménagère. C'est la droite qui va être contente !
D'habitude je ne fais que déplorer ce genre de décision typiquement suisse qui n'affronte pas le problème mais le repousse plus loin. Mais là, avec un regard un peu plus extérieur, à proprement parlé, c'est encore plus flagrant.

Bribes de l'organisation suédoise :

Il faut savoir que depuis longtemps, l'organisation scandinave est considérée comme une troisième voie entre le capitalisme et le communisme. Appelons ça un capitalisme participatif. Cela fait un moment que ça dure et il ne me semble pas que ce système soit en péril.
Le congé ma/pa-ternité est de 12 mois à séparer entre la mère et le père comme bon leur semble. Un projet de lois en cours consiste en l'introduction d'une obligation de partager ce congé pour forcer mère et père à être actif dans l'éducation de l'enfant. Cela fait grincer des dents, mais c'est toujours plus intelligent de porter l'attention sur les personnes que sur l'économie (voir la première note de ce blog, par exemple). Pour forcer une fois de plus les parents à s'occuper de leurs enfants, ces derniers n'ont pas accès au crèches avant l'âge de 1 an. Par contre, à ce moment là, un choix de plusieurs crèches proches du logement des parents ou de leur lieu de travail leur est proposé (c'est dans la lois) et le prix avoisine les 600SEK par mois (100CHF). ABE...

Allez savoir pourquoi la troisième voie n'est pas été suivie par d'autres pays hors Scandinavie ? Et ne me dite pas que c'est trop tard, nous qui prétendons être un pays développé...

mercredi 26 mai 2010

A place to stay IV



Il m'a presque fallu 30 ans pour profiter de mon premier appartement d'étudiant !

Et le pire, c'est que je suis content ! Parce que disposer d'un appartement proche du centre de Stockholm et à 100m d'un parc et d'un lac, pour 3500SEK par mois, c'est vraiment une chance. OK, je vous l'accorde, je suis au bénéfice de ce que l'on pourrait appeler une seconde bourse. La fondation Wenner-Gren (http://www.swgc.org) a construit ce centre sur héritage après la seconde guerre mondiale afin d'accueillir les chercheurs étrangers. La condition première étant de disposer d'un doctorat. Du coup, les habitants ont entre 30 et 40 ans, certains en couple, d'autres en famille. Donc, non, ce n'est pas la fête à la saucisse tous les jours avec concours de descente d'aquavit, prononciation suédoise avec krisprolls en bouche et rodéo sur renne. L'ambiance est assez cosmopolite et calme avec des BBQ au centre du jardin et des lapins gambadant gentiment dans l'herbe fraîche (véridique!). Le loyer réel est de 6500 SEK par mois et la fondation en paie 3000. La liste d'attente est pour le moins effrayant, j'ai tout de même dû postuler en janvier 2009 pour obtenir un 21m2 meublé en mai 2010. Mais je dispose également d'un fitness ainsi que d'un certain "service". En effet, il y a une réception qui subvient aux requêtes les plus étranges. Il faut savoir que ces jours, le soleil a la fâcheuse tendance à se lever vers 3h du matin. Donc après la première nuit, je suis passé expliquer la situation. Et bien ils m'ont changé les rideaux dans la journée. Si c'est pas la classe ! Comme quoi il ne faux pas resté fixé à l'ambiance stalinienne de ma première photo.

Bref, malgré sa taille a faire pâlir un placard à balais, cet appartement est bien agréable à vivre, très clair, large balcon, exposé plein sud. J'aime...



Ok, j'ai ajouté personnellement la Bialetti et l'Aromat !


Le centre est en arc de cercle autour de ce building qui domine passablement la ville. La semaine passée, nous avons eu droit à une réception au 23ème étage qui m'a permis de saisir l'ampleur de la cosmopolité des lieux. Anglais, Autrichien, Hongrois, Irlandais, Portuguais, Ukrainien, et ce, rien qu'à ma table.

Le lac à 100m de mon appartement. Le tour fait juste 11km. Si la nature n'est pas bien faite !!

jeudi 20 mai 2010

L'immersion par la lois

Un bref aparté sur une amusante différence culturelle. Je pensais que la Suisse était un pays extrêmement structuré, mais c'était sans compter sur la Suède. Je n'ai jamais vu un peuple aussi prompt à faire la file. Attention, je ne parle pas d'une simple file d'attente, mais presque d'une religion. Celui qui tente la resquille s'offre en pâture à la vindicte populaire. Par contre, personne, mais alors personne ne respecte les feux pour piétons, y compris au centre ville. Cela m'a permis d'étoffer mon vocabulaire anglais avec un mot qui n'a pas, à ma connaissance, d'équivalent français : "jaywalking" ou "le fait de traverser au feu rouge, ou en dehors des passages piétons". Je soupçonne d'ailleurs les américains d'avoir inventé ce vocable juste pour pouvoir l'interdire !
De même, une immanquable contravention vous attend si vous vous parquez dans le sens contraire au trafic, même si vous êtes bien dans les lignes. Par contre, aucun souci pour téléphoner en conduisant, c'est un des rares pays où ce n'est pas interdit !

J'aime bien ces petites différences, sauf quand cela touche aux libertés individuelles. Il est en effet interdit de boire de l'alcool en publique dans la plupart des parcs de Stockholm. Ma fois ce sera BBQ, côte de boeuf et jus de pomme ! Crap...

lundi 17 mai 2010

Have you nailed your Thesis ?



Coutume ancestrale et bien sympathique que celle-ci !

Au sein du Karolinska Institutet, il s'agit donc de clouer sa thèse une fois que le manuscrit est prêt et au plus tard, 15 jours avant la défense. Dans la bibliothèque, en pleine journée, l'heureux candidat quémande son clou et sa ficelle. Il se muni d'un récent mais néanmoins magnifique marteau et cloue littéralement sa thèse sur une poutre fixée à un pilier. La thèse reste ainsi une semaine, après quoi le candidat est invité à venir recherché son clou. Une fois son office faite, le champagne est ouvert et partagé avec une poignée d'élus. Grande classe que cette tradition !
Le nombre de thèse de la semaine est facilement explicable lorsqu'on sait que le Karolinska Institutet compte environ 2'500 doctorants.

Pour des raisons évidentes de confidentialité, et également parce qu'elle défend dans deux semaines, et aussi parce que je ne pourrai jamais me défendre correctement devant un tribunal suédois, ma collègue a emprunté les traits de Fifi Brindacier, ou Pippi Långstrump, elle même suédoise de son état.


jeudi 13 mai 2010

Topprepskort


Je suis allé grimpé hier soir, tout content d'avoir trouvé un compagnon de cordée. Deux mois sans une vraie voie, ça commençait à démanger... Initiation de la personne en question, cela se traduit par location de matériel, théorie sur la sécurité, les noeuds, etc., etc. Une petite voie pour essayer, je lui explique ensuite comment m'assurer, je fais une voie toute facile histoire de "tester" l'assurage. Arrivé en bas, tout c'est bien passé, mais on constate que quelque chose se trame à quelques mètres de nous.

"Vas-y toi !"
"Non, toi !"
"Ouais, il faut leur dire !"
...

Bref, un mec, t-shirt aux couleurs du centre, nous accoste et nous fait gentiment comprendre qu'il faut une licence pour assurer en voie ! Et une autre pour assurer quelqu'un en tête ! Goshhh, ça rigole pas avec la sécurité ici. Je passe un petit test théorique, puis pratique, en devant assurer mon compagnon d'infortune sous le regard aiguisé d'un instructeur. Tout c'est bien passé, j'ai eu ma petite licence, valable dans tous le pays. A tout bien réfléchir, je trouve l'idée pas mal. C'est une formalité pour qui grimpe depuis un moment, mais pour quelqu'un qui a juste pris un cours et veut grimper tout seul, cela a du sens.
Bon, forcément, je ne pouvais décemment pas apprendre le tout à l'autre personne en quelques minutes histoire qu'elle passe le test également et puisse m'assurer. Je me suis donc contenté d'une voie, même pas de chauffe, et j'ai assurer sur quelques longueurs avant un retour déconfit au bloc. Pas si déconfit que ça en fait, mais quand même un peu frustré. Un mois et demi que je passe à côté de cet énorme mur sans pouvoir y toucher... grumpf...

Par contre, ils ont de gros sacs bien lourds au sol pour accrocher les poids-plumes. C'est vraiment un bon moyen pour éviter d'hasardeuses envolées.