Soudainement, l'herbe blanchi et la terre durci. Ainsi le voile hivernal tomba.
Je ne dirai pas que l'hiver m'a surpris. Mais il y a quelque chose de fondamentalement différent entre l'automne Stockholmois et ceux auxquels je suis habitués. Vous savez qu'à l'entre saison, il est des jours où d'une part on ne sait comment s'habiller et d'autre part, on est certain de se les peler à un moment et de suer comme un boeuf au moindre rayon de soleil. Et bien ici, que nenni, Ça caille sec direct ! Attention, je ne vous parle pas d'un froid humide, pourri voir novembresque. Je vous parle d'un froid sec de janvier, entre ± 5°C et grand soleil. Comme me l'a fait remarquer Eva à maintes reprises, une différence moyenne et quotidienne d'environ 10°C était à déplorer durant tout l'automne en se déplaçant de 2000km au nord. Je vous l'accorde, la bise, c'est quelque chose, d'autant plus quand elle est noire. Mais ici, le nordan vind vient tout droit du grand nord et pousse l'expatrié moyen vers les frusqueries équipées en peaux d'ours fourrées à la graisse de phoque. La neige à également fait une brève apparition, au niveau de la mer faut-il le rappeler, et, bien que la première, celle-ci faisait déjà le caractéristique "crunch" à chaque pas.
Gentiment je constate aussi le manque de motivation du soleil à s'élever dans le ciel. Si celui-ci est encore bien présent, il se fait de plus en plus rasant. Je sens que c'est propice à une imminente dégénération ou comme disait l'autre, que l'on me passe un cric !
Brève de la vie Stockholmoise. Je prend un bus navette chaque matin pour me conduire entre les deux parties du Karolinska Institutet. Ce matin, un jeune cygne partiellement dégrisé se débattait au milieu de l'autoroute tel le goéland baudelairien. Il semblait avoir été chahuté par un pendulaire peu regardant. Notre chauffeur s'arrête et descend du bus avec l'un des passagers. Celui-ci attrape l'épouvanté volatile au milieu des voitures le contournant. Il veut le remettre à l'eau, mais nous nous trouvons au milieu d'un pont du centre ville. Tout trois remontent donc dans le bus et nous continuons notre chemin avec un cygne blessé mais calme car peut-être conscient que, pour une fois, l'homme ne lui veut pas du mal. Une autre appelle la police, le chauffeur quitte l'autoroute, avec ses 30 passagers, et nous attendons tranquillement l'arrivée de quelqu'un. La radio parle d'un cygne sur l'autoroute, mais non, il est dans notre bus. Il semble que cela soit un peu long. Le chauffeur fait demi-tour, descend au bord de l'eau et le bienfaiteur relâche la bête juste avant de se griffer le visage en se gaufrant sur une plaque de glace. Une équipe d'un centre local pour animaux est un route. Tout le monde repart comme si de rien n'était. J'en connaît beaucoup qui l'aurait contourné, certains qui l'auraient achevé, mais agir comme ca, ma fois, je dis monsieur!
Somme toute un lundi matin comme un autre sur les rives suédoises.
lundi 25 octobre 2010
vendredi 8 octobre 2010
10.10.10
partir revenir s’échapper se fiancer voyager découvrir vivre partager écouter sentir ressentir réfléchir penser lire projeter imaginer rêver planifier aimer regarder comprendre apprendre oublier entendre admirer pleurer aider toucher caresser regarder vieillir mûrir grandir
Tout ça en 30 ans...
MERCI
lundi 4 octobre 2010
Topp-Loppet 10km
Un 10km quasiment dans mon jardin. J'habite juste au pied de la tour que l'on voit sur la photo. Petite boucle de 5km dans Hagaparken à parcourir deux fois. Une belle journée d'automne à gambader autour du château du couple princier fraîchement marié. L'avantage des courses très populaires est que l'on se sent toujours très fort. Si je suis plus que satisfait de mon temps 40'27'', je ne pensais pas que cela me donnerait un 8ème rang sur 898.
Bref, bien sympa cette course et à l'année prochaine !
vendredi 1 octobre 2010
Mil
Aujourd'hui, apprenons quelque chose !
Lorsqu'un(e) nordique (pour ne pas dire blond(e), ne propageons pas le mythe) vous dis que ce joli petit coin de nature n'est pas très loin de Stockholm, seulement 10 mil, ne comprenez pas que la petite balade dominicale à vélo sera très appropriée pour s'y rendre. Parce que si, comme moi, vous pensez que cela fait environ 16 km, vous allez être un peu déçu. Il se trouve que sous ces latitudes, le mile vaut 10 km. Je l'ai même vu sur une publicité pour une voiture consommant 0.45 L/mil. Le plus amusant, pour moi, fut de constater qu'ils ne savent pas que cette unité leur est propre.
En conclusion, je ne suis qu'à 200 mil de chez moi. Un jet de pierre quoi !
Lorsqu'un(e) nordique (pour ne pas dire blond(e), ne propageons pas le mythe) vous dis que ce joli petit coin de nature n'est pas très loin de Stockholm, seulement 10 mil, ne comprenez pas que la petite balade dominicale à vélo sera très appropriée pour s'y rendre. Parce que si, comme moi, vous pensez que cela fait environ 16 km, vous allez être un peu déçu. Il se trouve que sous ces latitudes, le mile vaut 10 km. Je l'ai même vu sur une publicité pour une voiture consommant 0.45 L/mil. Le plus amusant, pour moi, fut de constater qu'ils ne savent pas que cette unité leur est propre.
En conclusion, je ne suis qu'à 200 mil de chez moi. Un jet de pierre quoi !
lundi 27 septembre 2010
Temporary Stockholmer
Par un heureux hasard, j'ai découvert que mon blog était cité sur le celui de Daniel Lampinen, Temporary Stockholmer. Celui-ci évoque brièvement, la plupart du temps, les petites choses qu'il observe ou vit à Stockholm. Il se considère un peu comme un expatrié bien qu'il vienne simplement du nord de la Suède. C'est donc un regard un peu différent apporté par un suédois sur Stockholm. Je ne sais pas vraiment comment il m'a trouvé, mais mon site apparaît dans son post sur les expat blogger à Stockholm, sympa !
Personnellement, j'avais découvert son site car l'édition 2010 du Lonely Planet : Stockholm en quelques jours (p.66) le mentionnait.
lundi 20 septembre 2010
Un 19 septembre qui ressemble à un certain 29 novembre
Chronique politique courte mais suffisante sur les élections du 19 septembre 2010.
Comme chaque 4 ans, les suédois se sont rendus aux urnes ce dimanche pour élire leur parlement. Ensuite, ce parlement se charge de tout régler sans que la populace ne soit appelée à voter. Les partis de gauche se ralliant au parti principal et de même à droite pour former deux entités bien distinctes. Jusqu'à présent et pour les 4 ans à venir, la majorité est à droite. Mais il faut savoir que leur droite est plus proche de notre centre que d'un parti que je ne citerai pas.
Mais coup de tonnerre ce week-end. Un nouveau parti est apparu, le parti des anti-immigrants social démocrates. Ledit parti a gagné 20 sièges sur 360. Il s'agit d'un parti plus à droite qu'à droite. Autant dire que le réveil du lundi matin a eu pour moi un arrière goût d'après votation du 29 novembre en Suisse. Si l'interdiction des minarets m'avait fait honte jusque dans mes tripes, j'avoue ici une certaine honte par procuration. C'est pourquoi j'étais sur Sergel Torget pour voir ce qui s'y passait lundi soir. 10'000 personnes mobilisées par fesse de bouc, comme quoi les outils modernes peuvent avoir du bon les rares fois qu'ils sont utilisés à bon escient.
Un espoir subsiste. Ces 20 sièges semblent être assez nombreux pour empêcher les deux blocs suscités d'avoir la majorité au parlement. Car il faut savoir que ni la gauche, on pouvait s'y attendre, ni la droite ne veut avoir à faire avec ce nouveau parti. Ces deux devraient donc se trouver obligés de se mettre d'accord. Si un meilleur dialogue est ouvert, je crois que l'on a trouvé la seule utilité à ce nouveau parti.
Bon, au moins je me rassure en me disant qu'ils ne sont que 5%... et pas 30%, comme ailleurs...

dimanche 19 septembre 2010
Flashback
Je sais, on va me dire que je vais dans tous les sens chronologiquement parlant. Mais bon, la règle n°1 de ce site est que je fais ce que je veux et la règle n°2 est que je fais ce que je veux. A savoir qu'il n'y a que deux règles.
Début août, j'ai eu la visite de mes parents pour quelques jours. Je ne vais bien entendu pas faire ici une description minutée de leur séjour, mais juste donner un ressenti pris sur le vif et relaté quelques semaines après. Cela fait bien douze ans que je n'avais pas passé autant de temps avec eux. Cela permet de se retrouver autrement, de ne pas discuter que de la pluie et du beau temps, de partager plus qu'un repas. Parfois le cours de la vie fait que l'on se voit moins. C'est un peu comme un vieil ami que l'on revoit. On pense avoir mille choses à se raconter et en fait, on ne sait pas quoi se dire. Pas que l'on soit mal à l'aise, mais il y a peut-être trop à dire et les idées se bouscules dans la partie émergée de mon cerveau. Pour ma part, et je sais qu'il en est de même pour certain(e)s, il me faut quelques jours pour retrouver la complicité. Parce que c'est comme le vélo ou le ski, ça ne s'oublie pas. Il faut juste un peu de temps pour s'ouvrir comme avant. Et bien je pense qu'avec les parents, c'est pareil. J'ai vraiment eu du plaisir à vous faire découvrir mon petit bout de monde tout beau tout neuf, du moins à mes yeux. Je dirai même que cela m'a fait du bien de vous retrouver.
J'en profite aussi pour vous répéter à quel point je suis reconnaissant de tout ce que vous avez fait pour moi. Comme le dit l'adage, sans vous, je ne serai pas là et je serai encore moins la personne que je suis aujourd'hui. Merci !
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